Récemment, j’ai eu la chance de photographier le groupe Frankie and The Witch Fingers lors de leur concert à La Rodia de Besançon. Depuis une décennie, ce groupe psych-punk de Los Angeles évolue et redéfinit constamment son son. Avec Trash Classic, ils franchissent une nouvelle étape. L’arrivée du claviériste Jon Modaff apporte une direction plus futuriste, tandis que la production de Maryam Qudus accentue les contrastes entre les guitares abrasives et les synthés robotiques. Le groupe conserve sa fougue, mais la structure et les textures évoluent vers quelque chose de plus dystopique.
Ayant partagé la scène avec des noms prestigieux tels qu’OFF!, Ty Segall et ZZ Top, Frankie and the Witch Fingers se démarquent par leur énergie palpable et leur créativité sans limites.

Une Réflexion sur le Monde Contemporain
À travers Trash Classic, le groupe aborde des thèmes universels liés à notre condition moderne. En effet, le quintet se penche sur les thèmes de la consommation et de l’aliénation, transformant des objets du quotidien en symboles de vanité et de servitude. Des morceaux comme TV Baby et Economy s’attaquent aux réalités sombres de notre monde tout en conservant une touche ludique et inventive.
Ce qui distingue Trash Classic dans la discographie du groupe, c’est sa capacité à jongler entre frénésie et précision. L’ensemble reste chaotique, intense, presque excessif, mais toujours cohérent. Chaque titre s’inscrit dans une direction claire : représenter un monde en mutation permanente, où les repères se délitent et où la musique canalise cette instabilité.